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Commentaire envoyé par Pascale:

merci de votre site tres interessant, de tres haut niveau ; je suis passionnée par la mort et je retiens :

Ne repose pas ton esprit sur la longueur des jours. Car les juges (de l'Autre Monde) voient comme une heure le temps d'une vie. L’homme vit après la mort, et ses actes passés sont en tas devant lui. Car c'est l'éternité qui a sa demeure là-bas, et bien fou qui n'en tient pas compte. Car celui qui arrive là-bas sans avoir commis de péché, y séjournera comme un dieu, marchant comme les lois de l'éternité... L'âme va au lieu qu'elle connaît et ne dévie pas de sa course d'hier...ça dit bien que c'est ici qu'on prepare son paradis ...ou pas!


Pascale
Le paradis est un état de conscience.


 

Commentaire écrit par Laginette, dans la rubrique "Symbolisme" :

Personnellement, j’ai trouvé que son étude requiert une lecture exigente et assidue mais très inspirante et enrichissante. L’intuition et le bon sens sont au cœur de cette étude symbolique. Je crois qu’il faut avoir soi-même ressentie intuitivement comment on intègre les effets subtiles du symbolisme dans notre vie pour en déchiffrer le contenu.

Je suis d’accord avec lui pour affirmer que les vrais symboles viennent d’un langage naturel de l’univers. Que l’on en ressent avec certitude la signification avant même de tenter de comprendre quoi que ce soit par la raison. Et que ces symboles sont accessibles et universels, qu’ils n’appartiennent à aucunes religions mais qu’ils sont prêts à être captés tels des ondes subtiles qui possèdent un langage imagé et significatif, que moi j’appelle la Révélation.

Nous n’avons pas besoin d’être religieux ni de faire partie d’un groupe quelconque pour développer nos qualités de cœur et pour devenir un être harmonieux qui ne deviendra, surtout pas, un être de pouvoir. C’est en ce sens que la liberté retrouve sa noblesse, que l’être de dualité que nous sommes, retrouve son équilibre, sa dignité dans l’unité. Qu’importe le chemin initiatique et le support qu’une personne a besoin pour parvenir à cet équilibre, en autant que le respect soit toujours présent et que la persuasion ne devienne pas une persécution.

C’est ce que je pense, que la plupart des religions forment des adeptes ou croyants qui tentent, malheureusement, et souvent très maladroitement, d’imposer des codes de conduite morale qu’ils confondent avec le développement de la conscience individuelle éternelle. La dualité de la matière impose des règles d’équilibre pour que l’un ne l’emporte point sur l’autre, le mal sur le bien, le bien sur le mal, le négatif sur le positif, le positif sur le négatif, le yin sur le yang, et vice versa, etc.

Les mythes et les religions sont faits pour ça, mais en aucun cas, ils doivent devenir rigides. Ils ne sont que des guides et possèdent des clefs qui sont souvent des symboles ce qui nous donnent le potentiel et la possibilité d’ouvrir les portes de la connaissance et non celle du savoir. Le savoir appartient à l’homme, il l’accumule et le bâtit au fur et à mesure qu’il progresse sur la terre, avec bien entendu, des essais et des erreurs. Par contre, la vraie connaissance se crée dans le cœur et non dans la tête car c’est par la bonté, la beauté et l’harmonie que l’Homme parvient à découvrir toutes les subtilités de son être tout entier. C’est là la clef qui ouvre toutes les portes et conduit au paradis, c’est-à-dire au bonheur, à la vraie liberté.

L’explication de Francis Doignon Tournier de La Genèse III, au sujet d’Adam et Ève est très plausible car je pense aussi que le Créateur n’est pas un être autoritaire et dogmatique mais plutôt la Voie d’une représentation de l’Harmonie et de l’Amour à atteindre par un cheminement qui nous ramène à l’Unité originelle mais consciente. D’où la nécessité de passer par l’initiation dans ce monde de dualité pour retrouver l’harmonie de l’unité, l’androgyne. La fusion ultime vers la totalité où le tout est intégré à l’individu conscient. La Création possède des signes, ils sont universels. La langue des hommes n’a rien à voir avec ce langage, ces signes sont comparables à la musique, donc universels, comme dit Francis Doignon Tournier dans son étude symbolique.

La fascination des symboles vient de ce fait probablement, ils nous interpellent, ou du moins nous appellent tous, car ils sont toujours présents, ils font partie de notre environnement. Je dirais même qu’ils veillent sur nous car en cas de catastrophe, ils sont les indicateurs pour nous informer des dangers à venir. Hélas, très peu de gens ont appris à décoder les messages si bien que l’humanité est souffrante puisqu’elle subit plutôt que de réagir à temps. Est-ce que cela est nécessaire? Là est la grande question que je me pose.

La souffrance peut-elle être évitée, doit-on se responsabiliser sur cette terre ou sommes-nous condamnés à vivre dans le chaos de ces guerres de pouvoir qui nous harcèlent sans cesse? Tout le monde croit en l’amour, tout le monde aime la paix, mais combien vivent en harmonie? Combien de personnes sont prêtes au partage, à secourir, à aider et surtout à aimer? Si les symboles sont des clefs pour le chemin éternel et que la majorité ne les voient pas, à quoi servent-ils? À nous divertir, comme tout le reste de la création? À exercer un pouvoir de manipulation ou d’autorité?

À moins qu’il ne s’agisse d’une époque lointaine, d’un temps à venir après de très longues tribulations, où les consciences vibreront telles des symphonies surgissant de l’esprit d’un compositeur sous l’effet d’une inspiration.

Le Symbolisme, est-ce un langage? Est-ce un guide spirituel? Est-ce un support à l’esprit pour le prévenir ou est-ce une communication avec les autres mondes ou autres lieux?

Il n’appartient qu’à nous de le découvrir, pas seulement en l’analysant mais en le ressentant de plus en plus profondément, comme faisant partie de notre essence même. C’est là, à mon avis, tout le sens du Symbolisme. Le laisser être en nous sans jugement, sans obsession. Juste comme une essence naturelle, se dégageant peu à peu dans la matière, se développant et enveloppant tel un parfum de fleur qui caresse et nous remplie de joie et de satisfaction.

Ecrit par Laginette, à 15:43 dans la rubrique "Symbolisme".

Message de
en date du 06/01/2005

Bonsoir

Vous évoquez dans votre article sur la cathédrale de Chartres le puits préceltique de la crypte. Vous semblez ignorer (sciemment ?) que le fond de ce puits est un carré parfait de un mètre de coté, orienté selon les quatre points cardinaux. Voyez à ce sujet "Le puits des Saints-Forts dans le Congrès archéologique de France tenu à Chartres en 1900 par R.MERLET page 253 : - "En cet endroit, le puits passe de la forme circulaire à la forme carrée, mais ce carré est exactement inscrit dans le cercle. Vers le fond, par suite d'un ressaut de 0,10 m. dans les parois, le puits ne mesure plus qu'un mètre en tous sens"

Vous citez L.CHARPENTIER... Je vous conseille donc de le relire, car il a écrit dans "Les Mystères de la cathédrale de Chartres", dernier chapitre :
-... Celui qui voudra parvenir à ce point où les rythmes spatiaux donnent la clé des temps, devra trouver la troisième mesure, la mesure secrète, la "vieille mesure" ...

Car cette vieille mesure est ce que nous appelons aujourd'hui le mètre , connu du constucteur de la cathédrale de Chartres (qui le retrouva au fond du puits de la crypte) et du constructeur de la pyramide de Khéops (dont le côté de base de 440 coudées royales de 0,5236 mètre vaut 230,384 mètres )
Or, la coudée royale de 0,5236 est la sixième partie d'une circonférence de un mètre de diamètre...

 

 

 

 

Pierre Dupuis
(cliquer sur ce lien pour accéder à son site)

 

Message de
en date du 03/08/2004

J'ai trouvé votre travail très sérieux;     Prof de philo, je bosse depuis longtemps sur la géométrie des cathédrales; mais de surcroit, j'ai étudié la question de la trinité ces six derniers mois, et votre réfléxion sur le 1 et le 2... est probante: la "trinité" est l'interprétation mystique d'une tri unité fondamentale faite de 1, 2 e 3 relevant d'une  ananlyse propre à l'ontologie arythmologique.      
Cordialement, 

    Xavier Mathieu

 

Message de
en date du 11/11/2002
 

Les Enfants du Pendule

 

En ce qui concerne la feuille de vigne, vous posez la question de savoir pourquoi les auteurs la représentent en lieu et place de la feuille de figuier. A mon avis c'est pour rappeler que la faute d'Adam et Eve fût rachetée par le sacrifice du Christ. Le "second Adam" comme il est souvent nommé est venu sauver les hommes par son sang, le vin de l'Eucharistie étant le sang du Christ qui redonne auprès de lui la vie éternelle, vie éternelle dont Adam et Eve avaient privé les hommes en désobéissant. La vigne, le vin, le sang voilà un autre symbolisme extrêmement riche.

A propos du Serpent, vous mettez l'accent (à juste titre) sur son caractère universel en citant l'exemple de la religion Hindouiste.
Plus proche de nous (géographiquement parlant), le serpent joue également un rôle intéressant dans la mythologie nordique.
On pourrait d'ailleurs multiplier à l'envie les exemples relatifs au serpent dans de nombreuses traditions mais le cas nordique me semble particulièrement adéquat dans la mesure où cette mythologie (et c'est sa grande spécificité par rapport à la mythologie gréco-romaine) possède un caractère réellement eschatologique. Il y est fait mention de ce que l'on nomme le Ragnarok, une sorte de fin des mondes, le fameux "crépuscule des Dieux".
Mais si la destruction est fatale, la renaissance du monde est non moins certaine et un dieu (pour l'heure occulté), Balder reviendra pour reconstruire un monde meilleur... Le Serpent cosmique nommé Jormungand est un des artisans de la "fin" du monde. Lové autour du monde, il déclenchera à la fin des temps le grand cataclysme (tremblements de terre...) et toutes sortes de géants et de créatures se lanceront à l'attaque des dieux. Tout ce beau monde disparaîtra sauf Balder...

Dans une perspective biblique, vous citez la figure Ouroboros (que j'affectionne beaucoup). C'est avec le serpent et la chute dans la bible que débute l'ère de la responsabilité humaine, la bible dans la perspective Chrétienne s'achève avec l'Apocalypse. Or une des figures importantes de ce texte extraordinairement complexe est "la bête", "le Dragon". Qu'est-ce qu'un dragon sinon "un roi serpent"? Serpent de la Genèse, dragon de l'Apocalypse. La boucle est bouclée. Notons au passage que le mythe du Dragon est aussi ancien que le monde, qu'il apparaît surtout en Europe et en extrême Orient et qu'il prit également un caractère particulièrement négatif sous l'influence du Christianisme (St Michel, St Georges...) en revêtant l'apparence du mal, du diable.

 

Maintenant quelques interrogations personnelles en rebondissant sur les propos cités de Josy Eisenberg. Je vais essayer de les retranscrire le plus clairement possible (trop souvent malheureusement les mots violent les idées):

"Le serpent n'est pas le diable". Soit, je n'ai pas d'avis tranché sur la question mais là où je m'interroge c'est quand il écrit:"Il n'est pas le diable car lui aussi est créé par Dieu". Le diable n'a-t-il pas été créé par Dieu? Lucifer "lux ferre"(?) ou/et Satan a (ont) bien été créé(s) par Dieu il me semble.
Au moment où j'écris ces lignes, il me vient l'idée que l'Eternel a créé l'Ange mais que l'Ange s'est fait diable lui-même. Pensé comme çà effectivement Dieu n'a pas créé le diable au sens strict du terme.
D'autre part et sur l'idée du diable, cette figure apparaît-elle explicitement dans l'Ancien Testament en tant que symbole du mal absolu, "l'adversaire" (signification du mot Satan) total de Dieu?
J'ai une Bible sous la main et je lis au livre de Job que Satan est assis au milieu des Anges devant Dieu. Le diable en tant qu'adversaire de Dieu au sens extrême du terme serait il l'invention des seuls Chrétiens? Vu de cette manière, le serpent n'est plus le diable effectivement.
Par ailleurs, si on s'interroge sur les intentions du serpent, bonnes ou mauvaises, nous sommes en droit, si nous partons du principe qu'elles sont bonnes (autrement dit qu'il n'est pas le diable) de nous dire qu'il est stupide. En effet il n'entend pas Eve qui lui explique que Dieu l'a mise en garde. Et si l'on part du principe que Dieu est parfait, on part également du principe qu'Il sait, qu'Il sait ce qu'Il sait, qu'Il sait ce que l'homme ne doit pas savoir. Et si l'on conçoit que Dieu est parfait, il faut concevoir que sa création est parfaite et exclue la stupidité. Or l'imperfection (la mortalité, le travail...) naît de la chute. Au moment du dialogue entre Eve et le serpent elle n'est pas encore dans le monde à moins de considérer alors l'idée d'un démiurge qui aurait fait un monde imparfait.

C'est face à ces questions vertigineuses, face aux idées du bien et du mal que s'est développée entre autres la doctrine cathare inspirée du manichéisme.
Il y a deux principes, le bon et le mauvais, Dieu et le diable. Tout ce qui est physique, périssable, mortel, la nature, les animaux, le monde dans sa totalité est l'œuvre du dieu mauvais, l'enfer est ici bas, créé par le dieu de l'ancien Testament. Seuls l'âme et l'esprit emprisonnés dans les corps appartiennent au Dieu vrai.

 

Enfin et je terminerai là dessus : vous écrivez que la chute a pour conséquence "l'affirmation intégrée dans le dogme religieux de la damnation de l'humanité".
Pour les cathares cités ci dessus, l'humanité est effectivement damnée jusqu'à ce que les âmes prisonnières rejoignent leur vrai créateur. Il va sans dire que cette philosophie fût combattue sans pitié par les catholiques. Selon le christianisme orthodoxe la damnation avec un grand "D" n'intervient qu'après la mort et le jugement de Dieu. Cette damnation se caractérise en premier lieu par une rupture totale avec Dieu. Dans le monde des hommes ici bas, (aussi imparfait nous semble-t-il), Dieu n'est pas absent.

Par ailleurs je ne connais pas très bien la position des juifs vis à vis de cette idée de la damnation, je crois savoir que ce n'est pas le point important de la religion judaïque même si l'idée de Géhenne figure dans le Pentateuque.

 

Vous citez le rôle de Judas, à propos du baiser de Judas : Judas, un des douze dit: "Salut, Rabbi !" et il lui donna un long baiser. Jésus lui dit: "Mon ami, fais ce pour quoi tu est là !"(Matt.26, 47-50)
Ce baiser qui dénonce le Christ aux soldats fît de Judas le traître honni par les chrétiens car sa signification repose sur un malentendu.
On peut lui rendre son symbolisme véritable par une étude des prénoms hébreux Jésus et Judas et leur interaction avec le Tétragramme YHVH, le nom imprononçable. YHVH, le nom de "Celui qui est" traduit par commodité par D' ou Yahvé comporte les trois modalités de temps :
HVH, hové Présent
YHH, yéhé Futur
HYH, haya Passé.
Judas, en hébreu Yéhouda est un prénom d'une grande noblesse. Les lettres qui le composent comprennent les 4 lettres YHVH + une cinquième lettre, le dâleth qui signifie aussi "porte". Jésus en latin, Yesouz en grec, se dit en hébreu Yeshoua et ne comprend plus que 3 lettres YHV à partir desquelles on ne peut plus reproduire les modalités du temps. En d'autres termes, il est en dehors du temps, il est intemporel.
En embrassant le Christ, Judas embrasse une vérité éternelle. Baiser d'amour pour une cause, celle de l'Eternel fait homme. Le baiser de Judas ouvre la porte qui mène Jésus vers sa passion, vers la croix et la résurrection annoncée au monde.


 

du même, le 12/11/2002

J'évoquais hier le Serpent Jormungand, celui ci provoque donc le Ragnarok. De quelle manière? En rongeant les racines de l'arbre Yggdrasil, le Grand Frêne qui supporte l'Univers. Dans cette même mythologie nordique, il est fait mention de pommes d'or d'immortalité. Celles-ci gardées par la déesse Idunn assurent aux dieux d'Asgard l'éternelle jeunesse.

Dans la mythologie gréco-romaine, il est fait mention des célèbres pommes de la connaissance (en or également) du Jardin des Hespérides. Le 11ème travail d'Héraclès fût de récupérer ces pommes en tuant leur gardien le dragon Ladon avant de descendre dans les Enfers effectuer son 12ème et ultime travail.

Pour en " finir " avec le symbolisme de l'arbre notons que l'ensemble poumons-bronches (le souffle donc la vie) forment à leur manière un arbre (inversé). Je crois savoir par ailleurs que les juifs nomment la Torah "arbre de vie" et que les kabbalistes évoquent " l'arbre séphirotique ".

Quant au caducée, emblème des médecins, n'évoque-t-il pas un serpent ou double serpent s'enroulant autour d'un arbre?


du même, le 13/11/2002

Puisque le récit de la création d'Adam est répété deux fois (Gn1, 26 et Gn2, 7), les docteurs ont été amenés à distinguer deux figures d'Adam: l'Adam primordial - Adam qadmon - qui est une sorte de macranthropos astral concentrant en lui la totalité virtuelle de l'humanité à venir et le 1er Adam - Adam rishon - qui mangea le fruit et fût chassé d'Eden.
En exode rabba, on peut lire "tous les hommes étaient contenus dans le Golem d'Adam" c'est à dire dans la masse indistincte de l'humanité virtuelle.
"Certains des justes à venir étaient suspendus à sa tête, à ses cheveux..."
D'autres traditions se fondant sur le fameux verset Gn1, 27 affirment un Adam primordial androgyne.
De cette idée ont dérivé toutes les spéculations sur les Golem, créés par des hommes-démiurges.

A propos du pluriel employé par ex. en Gn1, 26 "Faisons l'Homme à notre ressemblance", on a voulu y voir la marque d'une délibération entre l'Eternel et les Anges hostiles à la création de l'Homme. Opposition des Anges qui reflète un thème cher à la tradition judaïque, celui d'une supériorité de l'Homme sur l'Ange, ce dernier ne pouvant que rester debout contrairement à l'Homme qui peut s'asseoir.

Enfin et pour aller dans le sens de Guénon: l'Iconographie Byzantine représente traditionnellement le crâne d'Adam (au passage Golgotha = lieu du crâne) au dessous de la croix du supplice. Ainsi l'arbre de la croix a germé sur les restes de l'humanité corrompue.