La Cathédrale de Chéops et
la Pyramide de Chartres

 

 


Oui, vous avez bien lu ! Il est bien écrit
"LA CATHEDRALE DE CHEOPS ET LA PYRAMIDE DE CHARTRES".

Mais puisque ce n'est pas une erreur, pourquoi alors cette inversion de termes?

Parce que ce titre ne recouvre que ce que j'estime être la réalité. Et c'est ce que je vais tenter de démontrer.

Le développement qui va suivre ne sera donc qu'une comparaison point par point de ces deux monuments si dissemblables en apparence que sont la Pyramide de Chéops et la Cathédrale de Chartres. Tout les sépare en effet : la date de leur construction, leur localisation géographique, leur aspect architectural et géométrique.

Pourquoi donc les comparer? Comment oser affirmer leurs similitudes? Par quels moyens les mettre en évidence?

Tout dépend en fait du point de vue auquel on se place.

Au plan architectural, il est évident qu'il n'y a aucune ressemblance.
Mais qu'est-ce que la ressemblance, ou la dissemblance, si elle ne se base que sur les apparences extérieures, que sur le plan exotérique?
Rien… ou si peu!

C'est en réalité sur le plan du Symbolisme que se trouvent les identités, la ressemblance ; à tel point même que selon moi la Cathédrale de Chartres est la copie conforme, quoique selon d'autres règles de construction, de la Pyramide de Chéops. Mais le but est le même : transmettre la Connaissance, permettre à l'homme de se mettre à l'unisson de l'univers pour tenter de ressentir le Cosmos, et peut-être de le comprendre, dès lors qu'il est sous l'influence de ces bâtiments.

C'est donc l'analyse symbolique de ces deux monuments que je vais tenter de développer maintenant, de manière à faire ressortir le parallélisme qui les lie indissolublement.

 


 

De nos jours, lorsque nous tentons d'étudier un monument quelconque, et que, pour cela, nous relevons ses dimensions, nous utilisons évidemment notre unité de mesure la plus habituelle, celle qui nous vient immédiatement à l'esprit : en l'occurrence, pour ce qui nous concerne, le mètre.

Or, il est bien évident que cela est une absurdité. Les dimensions d'un monument doivent être exprimées à travers l'unité de mesure qui a servi à le concevoir et à le construire.

Dans le cas qui nous occupe, il est clair que ni les architectes de Chéops, ni les bâtisseurs de Chartres ne pouvaient imaginer cette unité inventée plusieurs siècles plus tard.


Quels étaient donc leurs étalons de longueur? Avons-nous les moyens de les connaître et de les comprendre?

Il se trouve que pour ces deux monuments, une réponse a été apportée à ces questions.

 

Louis Charpentier met en évidence l'unité de mesure qui a présidé à l'élaboration de la cathédrale de Chartres et à sa construction.
Il écrit :

 

"…En mètres, les mesures les plus notables de la cathédrale intérieure sont proches des nombres : 37, 74, 148.
" Une première hypothèse de travail peut être fondée sur ces dimensions - ou des dimensions très proches, que des distances longues permettront de préciser.
" Par exemple,…, la longueur totale du vaisseau central,…, est de 110,76m.
" Divisé par trois, cela donne 36,92m.
" D'autre part, les piliers du vaisseau central,…, ayant un diamètre de 1,60m, le "vide", la largeur vide du chœur est de 14,78m, ce qui fait, à très peu près, quatre fois 3,69m… Il semble donc qu'une mesure très proche de 0,369m ait été employée ou, plus probablement, en ce qui concerne le plan au sol, une longueur double de celle-ci, plus facile à utiliser : 0,738m, que nous pourrions appeler, faute d'autre terme : la "Coudée de Chartres" !
" Et l'on peut, alors, relever, en "coudées", les dimensions suivantes :
Largeur du chœur : 20 coudées
Longueur du chœur : 50 coudées
Longueur de la nef : 100 coudées
Longueur des transepts : 90 coudées
Hauteur de la voûte : 50 coudées
" On ne peut parler de coïncidences devant un emploi aussi systématique. Et nous retrouverons cette coudée, ou ses multiples, ou ses fractions simples, dans bien d'autres mensurations.
" Mais, qu'est donc cette coudée de 0,738m ?
" Eh bien, c'est, tout simplement, LA CENT MILLIEME PARTIE DU DEGRE DU PARALLELE DE CHARTRES ! "

 

 


Ainsi donc, d'après cet auteur, la Cathédrale de Chartres est manifestement liée à son emplacement géographique par une harmonie de dimensions.

Et il ajoute :

" …le plan, lui-même, se trouve en harmonie avec le lieu de Chartres ; avec le parallèle de Chartres. Avec la vitesse même de rotation de ce lieu avec l'écorce terrestre puisque la distance parcourue en une heure est de 1.107km, et que la longueur du vaisseau central est de 110,70m ".


Est-il possible de mettre en évidence de pareilles harmonies en ce qui concerne la Pyramide de Chéops ?

Que savons-nous de ses dimensions extérieures ?

Elles sont incertaines, du fait de la disparition du revêtement d'origine, mais on peut établir des approximations.

 


Le périmètre de la Pyramide de Chéops, au niveau du sol est estimé, selon les auteurs, à 921,012m, 925,572m ou 924,372m. Ce qui donne une moyenne arithmétique de 923,652m. Or la longueur du degré du parallèle à la latitude du Caire est de 110.856 mètres, et la valeur de la 1/2 minute est de 923,80m. Soit moins de 15cm d'écart avec la valeur moyenne du périmètre de la Pyramide de Chéops.

Il n'est donc pas déraisonnable de penser que ce n'est pas par hasard que ces dimensions sont si proches. Peut-être même étaient-elles absolument égales lorsque la Pyramide de Chéops était intacte? Comment savoir aujourd'hui?

Mais ce n'est pas tout. Nous connaissons, par différentes estimations, la valeur approximative de la coudée utilisée lors de la construction de la Pyramide de Chéops. Elle est, selon les auteurs les plus crédibles, de 0,525 m. Autrement dit deux coudées représentent, à 6 cm près, la cent millième partie du degré du parallèle de Guizèh. Exactement comme à Chartres. N'est-ce qu'une coïncidence?

Un écart aussi faible (5%) relativement à des mesures aussi disproportionnées doit-il nous amener à rejeter cette observation, ou pouvons-nous au contraire considérer que cette différence est, soit négligeable, soit le fait d'erreurs de relevés sur le terrain? Laissons à chacun le soin de choisir sa réponse en toute conscience.

Il ne semble donc pas absurde d'affirmer, à la lumière de ce qui précède, qu'une même volonté a guidé les constructeurs et les a reliés à travers les siècles : mettre les bâtiments qu'ils érigeaient en harmonie avec la Terre, et donc avec le Cosmos, par un rapport de mesures aussi simple et aussi précis que possible.


Mais cette volonté ne suffisait pas. Encore fallait-il être capable de la traduire dans les faits. Et puisque le résultat qui est sous nos yeux nous démontre cette capacité, force nous est d'admettre qu'une même science les guidait.

Quelle science? De quelle origine?

Il n'est pas possible d'apporter une réponse certaine à cette question. Nous ne pouvons que nous en tenir à des hypothèses. Mais lorsqu'une telle hypothèse est corroborée par des coïncidences trop nombreuses et trop précises pour n'être dues qu'au seul hasard (et d'ailleurs, le hasard existe-t-il?), cette hypothèse devient une certitude, et peut sans doute être considérée comme l'expression de la réalité.

 

Nous allons donc maintenant essayer de décrire un certain nombre de ces co-incidences, pour tenter de mettre en évidence cette filiation spirituelle, ce lien ésotérique entre les constructeurs de la Pyramide de Chéops et ceux de la Cathédrale de Chartres.

 


 

Les différentes mesures de la Pyramide de Chéops ont montré que l'angle que forment ses faces avec l'horizontale est, à très peu près de 51°51'. Or si l'on divise un cercle par cette valeur d'angle, on obtient un nombre proche de 7. Autrement dit, cet angle est presque la septième partie d'un cercle (qui est exactement : 51° 25' 42" 86/100)

Or, Louis Charpentier démontre que le plan au sol de la Cathédrale de Chartres a été conçu autour d'une étoile à sept branches, qui découpe le cercle en sept arcs égaux. Cette étoile est elle-même construite grâce à la corde à 12 nœuds (donc 13 segments égaux) des Druides. En effet, si avec cette corde on forme un triangle isocèle de côtés 4 et 4 et de base 5, l'angle formé par ces côtés avec la base est de 51° 19'. Autrement dit, ainsi que cet auteur le précise, ce triangle représente la coupe, par le milieu des faces, de la Pyramide de Chéops.


L'étoile à sept branches a donc été l'un des fils conducteurs de la conception de ces deux monuments. Pour la Pyramide de Chéops elle a indiqué sa forme extérieure, autrement dit elle a sculpté l'air autour de la pierre, pour la Cathédrale de Chartres, elle a indiqué sa forme intérieure, c'est-à-dire qu'elle a sculpté la pierre autour de l'air.

Louis Charpentier montre également que le plan au sol de la Cathédrale de Chartres est basé sur trois tables, qui sont les surfaces directrices de l'édification du monument. Elles sont situées dans l'alignement l'une de l'autre selon l'axe longitudinal de l'édifice et elles déterminent ses dimensions intérieures.
Ce sont, dans l'ordre depuis le chœur jusqu'au porche, une table rectangulaire, une table carrée et une table ronde, cette dernière matérialisée, encore de nos jours, par ce que l'on nomme le Labyrinthe. Ces trois tables ont une même surface de 537,92m2. En effet, la table rectangulaire mesure 16,40m sur 32,80m (autrement dit 1 sur 2), la table carrée mesure 23,192m de côté et la table ronde a un rayon de 13,086m.

Ce qui, remarquons le en passant, est la résolution du problème réputé insoluble en mathématiques théoriques, de la quadrature du cercle.


 


Or nous savons que, selon les auteurs, la Pyramide de Chéops mesure entre 230,30m et 232,80m de côté, soit une moyenne de 231,55m. Ce qui est dix fois le côté de la table carrée de Chartres.

Autrement dit, la surface de la base de la Pyramide de Chéops est cent fois celle de chacune des tables de la Cathédrale de Chartres. Est-ce un hasard?


Et que dire de cet autre hasard?

Nous avons vu que la table rectangulaire est de proportions 1 sur 2, c'est-à-dire qu'elle est un double carré, ou Carré long.

A l'intérieur de la Pyramide de Chéops se trouve une cavité, "la chambre de transfert du KA" dite aussi "Chambre du Roi". Ses dimensions sont les suivantes : longueur = 10,481m (soit 20 coudées égyptiennes), largeur = 5,235m (soit 10 coudées égyptiennes) ; hauteur = 5,858m (soit 5V5 coudées égyptiennes). Ce qui correspond par conséquent aux proportions suivantes : largeur = 1 ; longueur = 2 ; hauteur = V5/2 = 1,117.

Nous voyons donc déjà que ses dimensions horizontales sont exactement dans les mêmes proportions que la table rectangulaire de la Cathédrale de Chartres.

Mais il y a plus.

Louis Charpentier explique :

"Si l'on multiplie ces chiffres par 16,4 on obtient : largeur = 16,4 ; longueur = 32,8 ; hauteur = 18,32; or, 18,32 x 2 = 36,64 ; et 36,64 m est la hauteur de la voûte au-dessus du chœur de Chartres dont la table rectangulaire a une largeur de 16,4 m et une longueur de 32,8 m. C'est-à-dire que dans ses proportions, le chœur de Chartres est lié directement à la "chambre du Roi". "


Mais un autre élément, dans le prolongement de ce rapport, paraît plus troublant encore. Et il est tout aussi tangible, vérifiable, mesurable.

 

Le "puits Celtique"ou "puits des Saints Forts"

Sous la Cathédrale de Chartres se trouve le "puits Celtique", appelé aussi "puits des Saints Forts" dont la dimension en profondeur à partir du sol de la cathédrale est exactement celle de la voûte ; autrement dit la voûte a été calculée pour s'élever dans les airs aussi haut que le puits s'enfonce dans le sol.
Or ce puits est de loin antérieur à la cathédrale, puisqu'il existait du temps des Gaulois. Si la voûte, par ses dimensions, est en relation directe avec la Pyramide de Chéops, c'est en réalité ce puits qui est à l'origine de cette relation, parce qu'il est lié directement à la "chambre du Roi". Ce puits que les Gaulois avaient creusé bien avant la conquête romaine, alors qu'ils vivaient, nous dit-on, comme des bêtes, dans des huttes de bois. Cela n'est-il pas de nature à remettre en cause bien des idées préconçues?



D'autres comparaisons sont mises en évidence entre ces deux monuments.
Elles ont presque toutes un point commun : le Nombre d'Or, omniprésent dans la Pyramide de Chéops comme dans la Cathédrale de Chartres.


Le Nombre d'Or

 

Qu'est-ce que le Nombre d'Or, dont le symbole mathématique est la lettre Phi?

C'est une médiété géométrique :
"Dans la médiété géométrique, le rapport entre le plus grand extrême et le terme moyen est le même que le rapport entre le terme moyen et le plus petit extrême."
A ce point de mon explication, je ne saurais trop recommander au lecteur désireux d'approfondir cette question du Nombre d'Or de se reporter aux ouvrages cités dans la Bibliographie. Il n'est en effet pas dans mon propos de reprendre, même en résumé, les démonstrations de G. Neroman, que leur simplicité et leur clarté mettent à la portée de chacun.

 

J'insiste d'autant plus que, plus loin, il ajoute après démonstration :

"Ainsi, c'est la naissance de la Musique qui est indiquée dans ce volume, au cœur de la Pyramide ; il faut voir là un rappel du fait qu'elle est également indiquée dans la Pyramide même, par le rapport entre l'arête et la hauteur".

 

 

 




Ce passage est important si l'on considère que Louis Charpentier consacre un chapitre entier de son ouvrage à montrer que le plan d'élévation de la Cathédrale de Chartres est bâti entièrement sur des rapports équivalents à ceux d'une gamme musicale.

Et voici mise en évidence une similitude nouvelle entre ces deux bâtiments.


Mais le Nombre d'Or nous ouvre bien d'autres horizons, relativement à la Pyramide de Chéops et à la Cathédrale de Chartres.

L'ogive de la Cathédrale de Chartres est construite sur l'étoile à cinq branches, comme d'ailleurs toutes les ogives gothiques, puisque c'est là son principe.

Or, l'étoile à cinq branches est elle-même construite sur le Nombre d'Or.

 



Quel rapport cela a-t-il avec la Pyramide de Chéops?

Je répondrai à cette interrogation en citant encore quelques extraits de cet ouvrage:

Page 100, il est dit

" Ainsi, manifestement, les Egyptiens ont voulu élever, dans la Pyramide de Chéops, un monument à la connaissance du Nombre d'Or… "

Pages 102 et 103

" L'essentiel est de voir que, dès notre premier contact avec la Pyramide de Chéops, nous constatons qu'elle est une expression directe du Nombre d'Or, et que ce nombre en est la clé ; racine de Phi est à la fois la hauteur de ce monument, la base du demi-triangle de sa section ésotérique, et le rayon du cercle de même périmètre que le carré de base. Le Nombre d'Or lui-même est réalisé sur l'apothème de la face latérale : il mesure la ligne de plus grande pente, celle que suit le filet d'eau descendant du sommet jusqu'au sol…
" On voit à quel point la Pyramide de Chéops exprime le Nombre d'Or ; elle est aussi un polyèdre d'or, non plus un polyèdre régulier tel que la nature du Cosmos les impose, mais un polyèdre imaginé par les hommes, pour léguer à la postérité le témoignage de leurs connaissances qui avaient pénétré les secrets du Nombre d'Or, et en avaient trouvé une expression "polyédrique", ou monumentale, particulièrement riche et féconde, puisqu'elle cubaturait la sphère.
" Si l'on songe que la Pyramide de Chéops se patine au soleil d'Egypte depuis 47 siècles, on demeure stupéfait de l'antiquité du Nombre d'Or, dont elle voulut être l'impérissable témoignage…
" Toutes ces considérations montrent bien que la Pyramide est un acte de foi, au même titre que nos cathédrales : elle proclame que le Nombre d'Or est la clé du Cosmos ; elle élève vers le Démiurge le témoignage que les hommes ont compris sa Loi ; elle lui en rend grâces ; elle le prie peut-être d'aider l'humanité à progresser dans la voie de cette découverte, toujours inachevée ; elle met en communication le ciel et la terre, par la verticale suprême, la hauteur totale, organe musical du monument, sorte d'orgue muet de la cathédrale géométrique ; elle est bien une prière matérialisée par la construction la plus grandiose que l'homme ait jamais réalisée ; - une prière maçonnée."



 

" Depuis des temps reculés, nos ancêtres avaient eu connaissance de rayonnements émis par la terre.
" La recherche s'est corsée dès la fin de la guerre de 39-45 avec la découverte d'un réseau dit "tellurique", par un médecin allemand réputé, le docteur Ernst HARTMANN. Ce réseau se plaque comme un quadrillage tout autour de notre globe.
" ... ce réseau Hartmann se présente comme une structure de rayonnements qui s'élèvent verticalement du sol tels des murs invisibles et radioactifs, d'une largeur de 21cm chacun. En direction Nord-Sud il y en a un tous les 2 mètres et d'Est en Ouest tous les 2,50 mètres.
" Les dimensions de ce quadrillage tellurique vont rejoindre les racines mathématiques de la Pyramide de Chéops - lien inattendu ! "

Pour résumer, disons que ce réseau s'étend sur toute la surface du globe, et que les intersections forment les nœuds de Hartmann.

Certains de ces nœuds, situés à des emplacements particuliers, entre autres sur des rivières souterraines, ont une influence très forte sur les êtres vivants.

Cela fut mis en évidence, ainsi qu'il est expliqué dans ce livre, tant pour la Pyramide de Chéops que pour la Cathédrale de Chartres.

Il n'est plus possible ici de parler de hasard ou d'erreur. Des mesures scientifiques ont été effectuées qui ne laissent place à aucun doute.

Ainsi donc, il est clair que les constructeurs de l'Egypte pharaonique et de l'Occident des XIIème et XIIIème siècles avaient connaissance, sinon du réseau de Hartmann proprement dit, du moins de l'importance tellurique de certains lieux, du fait qu'ils influaient sur le psychisme de l'homme, et c'est volontairement qu'ils ont choisi ces emplacements, à l'exclusion de tout autre, pour y ériger leurs monuments.


En particulier, selon Louis Charpentier, le tertre de Chartres confirme cette constatation.

" La Cathédrale de Chartres est érigée sur un tertre dont l'histoire, à bien des égards, demeure mystérieuse... Les pèlerins de l'ère chrétienne... allaient... faire pèlerinage à Notre-Dame-de-Dessous-Terre, qui est la Vierge Noire... C'était une très vieille statue, taillée dans un tronc de poirier évidé et qui représentait, assise et tenant sur ses genoux l'Enfant Dieu, la Vierge Sainte. L'âge l'avait noircie, car elle était très vieille ; si vieille qu'elle avait été sculptée, non par des chrétiens, mais avant que fût né le Sauveur, par les Druides qui étaient les prêtres des païens, et auxquels un ange prophétique avait annoncé que d'une Vierge naîtrait un Dieu ; et ainsi l'avaient-ils représentée, en son futur, avec une grande dévotion et ils avaient écrit sur le socle, en belles lettres latines, les mots : Virgini pariturae ; ce qui voulait dire : La Vierge qui doit enfanter...
" Ce que les pèlerins ne savaient peut-être pas, c'est qu'ils n'avaient fait, eux-mêmes, que reprendre le chemin que des générations et des générations avaient, avant eux, parcouru ; car le pèlerinage de Chartres était bien antérieur aux chrétiens, probablement même bien antérieur aux Celtes. Avant eux, des générations et des générations étaient venues se recueillir dans la grotte où régnait une Vierge Mère, qui était sans doute une Vierge Noire et qui avait peut-être eu nom: Isis, ou Déméter, ou Bélisama "


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous voici donc amenés à Isis.
Donc à l'Egypte.
Donc à la Pyramide de Chéops.

Dans son ouvrage Les origines de la Genèse, (cf bibliographie) Enel évoque, pp. 135 à 140, d'autres particularités de la Pyramide de Chéops qui complètent ce qui vient d'être rapporté ici.

Quelles conséquences peut-on déduire de ces observations?


Il apparaît évident qu'une même Science, qu'une même Connaissance, a guidé les constructeurs.


Comme il est peu vraisemblable que le hasard ait permis la redécouverte d'une tradition perdue, il est plus logique de penser qu'elle s'est transmise de siècle en siècle sans altération.

Comment et par quelles voies?

Trois au moins peuvent être envisagées à priori.

 

Tout d'abord, nous avons vu plus haut apparaître Isis comme équivalent de la Vierge Noire.
Mais aussi Bélisama.
Or Bélisama était la déesse principale des Celtes, épouse et sœur du grand Dieu des Gaules : Belen. N'y a-t-il pas là aussi une filiation avec Isis, épouse et sœur d'Osiris ?
Les Celtes auraient donc hérité de la science des Egyptiens, et cela signifierait que les Druides étaient (et peut-être sont encore, qui sait?) parmi les héritiers du Temple Egyptien. A moins qu'ils ne soient, en fait, cohéritiers d'une même source commune, dès longtemps disparue?
Parmi les différentes sources d'information possibles, je recommenderai plus particulièrement les Dictionnaires symboliques de Robert-Jacques Thibaud.

 

 

 


 

 

 

 

 

Une seconde hypothèse veut que Moïse, initié du Temple Egyptien, ait donné au peuple hébreu, à travers le Sepher et les Tables de la Loi, cette Connaissance qu'il avait acquise. Après lui, ses successeurs, entre autres Salomon, l'ont protégée et transmise de siècle en siècle, jusqu'à la Diaspora. Alors, peu à peu, les organisations du Compagnonnage prirent le relais et maintinrent le flambeau vivace jusqu'à la construction des cathédrales.

 

La troisième hypothèse, qui est celle de Louis Charpentier, veut qu'après la destruction du Temple de Jérusalem et la Diaspora, la Connaissance contenue dans l'Arche d'Alliance ait été perdue. C'est au XIIème siècle que la création de l'Ordre des Templiers aurait eu pour but de la retrouver dans les ruines du Temple et de la rapporter en Occident.
La construction des cathédrales, et celle de Chartres en particulier, serait la preuve de la réussite de cette entreprise.
A Chartres même, deux inscriptions en témoigneraient, au Portail Nord-Ouest, dit " des Initiés " :
* ARCA HIC AMITITUR : L'Arche (d'Alliance) fut amenée ici ;
* ARCA CEDERIS : Par l'Arche, tu œuvreras.

 

 

 

 

 

 

 

 

Chacun choisira (ou ne choisira pas) parmi ces hypothèses ; chacun pourra éventuellement en évoquer de nouvelles et, qui sait, nous en faire part à notre adresse: contact@symbuli.com

Mais après tout qu'importe la filière exacte suivie par la science traditionnelle. Qu'elle passe directement de l'Egypte aux Gaules, et particulièrement à la Gaule Celtique, à travers la Méditerranée ou qu'elle fasse un détour par la Palestine, seule compte la réalité de la filiation. Et d'ailleurs, qui nous dit que ces différentes voies ne furent pas concomitantes? Pourquoi exclure, à priori, l'une au profit de l'autre?

L'important n'est pas là.

L'important est d'acquérir la conviction de cette filiation, la conviction que la Connaissance remonte aux origines de l'Humanité. L'Egypte qui nous l'a transmise n'était d'ailleurs, peut-être, elle-même, qu'une étape?

 

Empruntons encore quelques lignes au texte de Louis Charpentier :

" Il peut paraître étonnant que de telles correspondances puissent exister entre Chéops et Chartres ; entre deux monuments tellement différents, deux formes de civilisation tellement éloignées dans l'espace et dans le temps. Ce n'est étonnant qu'en apparence.
" La science traditionnelle est une science, avec tout ce que ce terme peut contenir ; plus complète, sans doute, que la science actuelle qui, par microscope ou par télescope, ne voit toujours l'Univers que par l'extérieur...
" Mais... la science (traditionnelle) est une. Légendes, écrits sacrés, pierres taillées, monuments ont une base commune qui se retrouve de monument initiatique en monument initiatique, qu'il s'agisse de certains dolmens, de certaines pyramides, de certains temples ou de certaines cathédrales.
" (A-t-on remarqué que les espaces vides ménagés dans la Pyramide de Chéops au-dessus de la chambre du Roi, et que l'on tient pour des "chambres de décharge", étaient, en fait, des chambres dolméniques que ménagent cinq dolmens superposés ?).
" Retrouver des proportions identiques dans ces divers monuments est donc moins étonnant qu'il ne semble puisque la grande loi d'harmonie qu'ils expriment est une si le style en est différent…
" Il n'est pas non plus étonnant que ces monuments soient situés en des lieux où les courants telluriques peuvent aider les hommes à parvenir à l'intelligence, à l'" intus legere ", à la lecture par l'" intérieur " de la Grande Nature, symbole visible de la Grande Loi.
" Tout autant que la Nature, la Science est une qui va des Pyramides aux Cathédrales, et c'est pourquoi les coïncidences sont constantes entre les proportions de Chartres et celles de Chéops. "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ajouterai que bien d'autres monuments, à peu près contemporains de la Cathédrale de Chartres, pourraient nous permettre d'arriver à ces mêmes conclusions.

En particulier, les grandes Cathédrales dites gothiques, c'est-à-dire construites aux XIIème et XIIIème siècles - au moins celles dont l'âme symbolique n'a pas été détruite - ainsi que la plupart des églises romanes.

Citons pour mémoire, et pour inciter le lecteur sensible à leur symbolique à leur faire visite:

 

tout d'abord la Basilique de Vézelay, bien évidemment,

mais aussi celle de Saulieu,

la cathédrale d'Autun,

la cathédrale de Reims,

la cathédrale de Laon,

la cathédrale d'Amiens,

la cathédrale de Paris,

bien entendu, le Mont Saint-Michel

et puis, merveilles de l'art roman:

la basilique d'Orcival

et l'église de Thuret.

 

Cette liste n'est évidemment pas exhaustive et chacun pourra la compléter selon sa propre et libre sensibilité.