
cliquer sur l'image
pour l'agrandir

Photo de
Christophe Bourbon
qui nous l'a aimablement communiquée.
Qu'il en soit remercié! *
Cette jolie
statuette marque ou marquait sans doute un lieu, un gîte d'étape,
repos et prière de pèlerin allant ou revenant de Compostelle
comme le montre la tenue (moine ou ermite, en tous cas religieux)
et son ciel (ce qui le guide, son idéal) en forme de coquille
(saint Jacques). De sa main main gauche il désigne sa cuisse
blessée, peut-être au même endroit que l'était celle de saint
Roch. Nous avons à contempler là un maître ou un initié,
un connaissant spirituel, en somme un guide.
* La statuette
n'est plus visible en France depuis qu'un acheteur américain,
dans l'indifférence totale des pouvoirs publics, a pu l'acheter
et l'emmener à Chicago.
La photo,
heureusement, fut réalisée avant!
|
Quelques textes
en rapport avec le contenu de ce livre:
|
Les sculptures de
nos églises, basiliques, cathédrales et autres monuments
ne sont pas seulement des uvres d'art. Elles portent des messages
que les hommes d'alors savaient comprendre et dont depuis, nous avons
perdu la signification. Robert-Jacques Thibaud a recensé ces huit
cents principaux symboles gravés dans les pierres du Moyen Age,
qui délivraient des messages essentiels. D'Abeille à Zodiaque,
il en dresse un inventaire complet. Personnages bibliques et saints locaux,
techniques architecturales et bestiaires mythologiques, plantes qui guérissent
et symbolique des religions universelles... il nous apprend à déchiffrer
ce grand livre d'images qu'est notre patrimoine et nous permet une nouvelle
approche d'un art resté, pour qui sait le lire grâce à
ce guide, étonnamment vivant.
|
|
|
Ensemble de textes collationnés par Jacques de Voragine au
XIII° siècle, relatant les activités réelles
ou légendaires, toujours merveilleuses, des apôtres
et des martyrs des premiers temps du christianisme.
Ce sont ces légendes qui servirent très souvent de
référence aux imagiers pour la caractérisation
de leurs personnages.
Il en est ainsi de la croix de saint André, de la coupe de
saint Jean, de l'équerre de saint Thomas, de la roue de sainte
Catherine ou de la flèche transperçant la main de
saint Gilles.
Au Moyen Age,
la "Légende" fut le livre le plus lu, ou écouté,
dans l'ensemble de l'Europe.
|
|
|
|
C'est Hugues de Payns, premier grand Maître de l'Ordre du Temple,
qui offrit à l’Ordre monastique de Cîteaux un territoire pour
y fonder une abbaye, dans la forêt de Bar-sur-Aube. Douze moines,
conduits par Bernard de Fontaine, quittèrent le monastère de Cîteaux
pour s’installer dans la solitude de la forêt de Bar-sur-Aube, au
lieu dit "le val d'Absinthe", ancien lieu de culte et de tradition
druidique. En cet endroit on invoquait la Déesse Mère, gardienne
des mystères du monde.
En fondant Clairvaux
("Claire Vallée", allusion à la lumière spirituelle recherchée par
les moines), Bernard de Fontaine, futur saint Bernard, voulait dénoncer
la richesse ostentatoire de l’Eglise, le confort des abbayes, l’attachement
aux biens matériels des membres du clergé, le refus de "perdre sa
vie pour la gagner". Bernard quitta l’abbaye bénédictine de Cluny,
haut lieu religieux et intellectuel de son temps, parce qu’il la
jugeait trop confortable pour un ascète de Dieu.
Evoquant Clairvaux,
Guillaume de saint-Thierry écrit : "Nul n’était oisif. En dehors
des heures consacrées au sommeil et à la prière, les frères s’affairaient
avec la houe, la faux et la cognée, cultivant la terre sauvage et
défrichant la forêt. Et, bien qu’il y eut de grandes multitudes
dans la vallée, chacun semblait solitaire."
Rejoignant ou
prolongeant la pensée celte et druidique, Saint Bernard fit de la
forêt un véritable temple où il vécut en ermite, avec sa communauté
de moines. Il choisit la forêt de Bar-sur-Aube pour des raisons
spirituelles d’enracinement personnel et pour fortifier la foi des
moines de son Ordre. Il écrivit à ce sujet :
"Crois-en
mon expérience, c’est dans la forêt et non dans les livres que tu
trouveras la Vie supérieure."
|
|