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Esclavage en Egypte pharaonique ?

 

 

 


Contrairement aux idées reçues et répandues depuis des siècles, l'Egypte pharaonique n'utilisait pas d'esclaves pour édifier ses temples et ses pyramides. Pour les constructions sacrées, elle employait des travailleurs hautement qualifiés regroupés en ligues, peut-être à l'origine des compagnonnages d'Europe, qui observaient des règles très strictes quant à la discipline et à la sacralité de leur ouvrage, mais qui en retour veillaient aux respects de leurs membres, les protégeaient contre toute forme de pressions et tout abus de pouvoir.

Une inscription émanant du roi Mykérinos (IVème dynastie, ~2300), stipule bien que : "Sa majesté veut qu'aucun homme ne soit pris au travail forcé mais que chacun travaille à sa satisfaction". Ce qui est loin de l'esprit esclavagiste. De même, une stèle de Ramsès II se montre encore plus précise quant au respect que le grand roi manifeste envers ses ouvriers et artisans : "Oh ! Travailleurs choisis et vaillants ! Oh ! Vous les bons combattants qui ignorez la fatigue, qui exécutez les travaux avec fermeté et efficacité. Je ne vous ménagerai pas mes bienfaits, les aliments vous inonderont. Je pourvoirai à vos besoins de toutes les façons, ainsi vous travaillerez pour moi d'un cœur aimant. Je suis le défenseur de votre métier."

Près du Caire se trouvent une centaine de tombes (découvertes en 1987) d'ouvriers ayant participé à l'édification de la pyramide de Kheops. L'importance de ces sépultures confirme la situation privilégiée qu'occupaient ces artisans auprès de pharaon. De plus, il est utile de savoir que l'année égyptienne comptait environ 105 jours de fêtes annuelles auxquelles tout le peuple d'Egypte participait.