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Le Feu traditionnel et symbolique

 

 

 

 

 

Le Feu traditionnel et symbolique


Par son origine, le feu, plus que l'eau ou d'autres éléments, entre directement dans le monde mythique.


En effet, le feu n'a pas été inventé, de tâtonnement en tâtonnement, de progrès en progrès. Il est venu de l'extérieur, aussi bien du ciel que du dessous de la terre, mais hors de la volonté humaine.


Le feu est tombé du ciel par la foudre, s'est déversé sur la terre par les éruptions, et la lave des volcans.


Cette constatation a toujours associé logiquement dieux et flammes, soleil (feu organisé) et feu du ciel (aléatoire).


Cela explique en grande partie pourquoi l'acquisition du feu relève, pour la pensée préhistorique, puis mythique, du sacrilège ou au moins de l'activité héroïque.


Qui peut détourner le feu de son usage divin pour le donner aux hommes ? sinon un géant ou un héros (un demi-dieu) ?


Qui peut façonner les minerais ou métaux pour fabriquer les armes et les boucliers ? sinon un être exceptionnel, ou un magicien ?


On remarque d'ailleurs que le plus grand mythe du feu concerne un voleur de feu, de la nature des dieux, un TITAN, c'est-à-dire un être immortel, qui ne s'en empare que pour l'offrir aux hommes qui en ont besoin pour vivre. Ce n'est pas une transgression pour l'orgueil ou le pouvoir, comme on a pu le lire, mais un geste libérateur qui assure un progrès indispensable pour l'existence de la race humaine sur la terre hostile.


Cela dérange les dieux, car leur pourvoir s'amoindrit un peu, c'est pourquoi on raconte que pour se venger, ils s'associent pour donner aux hommes Pandore qui ouvre la jarre interdite. Dedans, il y a la vieillesse et la maladie, le malheur, et tous se répandent immédiatement sur toute la terre. Cependant au fond de la jarre, il y a un autre élément qui se répand : l'espoir.


Et ce dernier élément montre qu'il y a maintenant un réel progrès pour l'humanité.


C'est sans doute depuis ce temps que l'on allume des feux la nuit pour faire espérer le jour, que les moines et les templiers dormaient avec une bougie allumée qui veillait sur eux toute la nuit et les assuraient du secours de la bonté de la Providence.


On allume les feux de la Saint-Jean, l'été, puis l'hiver avant Noël. Ainsi, on continue de regarder les flammes comme l'image vivante de la vie spirituelle et de l'âme éternelle.


Cette clarté qui illumine la nuit donne la véritable nature des grands dieux du monde.


L'égyptien Osiris, le Grec Zeus, et le celte Lug, puis Jésus-Christ lui-même, furent des dieux de lumière et de feu.


On dit qu'ils éclairent toujours le monde et l'Autre Monde.